Réunir le médical et la technologie pour lutter contre les commotions cérébrales.

Brainguard veut préserver la santé des joueurs professionnels de Rugby en les protégeant des commotions cérébrales. Le design et la technologie peuvent aider les médecins à détecter les traumatismes crâniens et éviter de graves séquelles sur l'organisme.

Grâce à la technologie il est possible de capter des facteurs déterminants pour suspecter une commotion chez un joueur. Brainguard permet aux médecins de visualiser continuellement ces données et ces facteurs. Il s'agit de mesures des différents types de chocs subis au niveau du crâne. Dans chaque équipe, si les médecins sont inquiets sur l'état d'un ou plusieurs joueurs, ils peuvent communiquer instantanément avec l’arbitre. Celui-ci est responsable de la santé des joueurs, il a l'appui des médecins pour faire sortir du terrain, ceux qui semblent en danger. La technologie doit constituer un argument indiscutable qui permettra d'accorder tout le monde sur les décisions à prendre. Toutes les données reçues sont stockées dans un dossier médical individuel et virtuel pour améliorer la prise en charge des joueurs.

Cibler précisément le problème sur lequel la technologie doit intervenir.

Seulement une commotion sur dix donne lieu à une perte de connaissance, point d’alerte visible qui permet de décider de la sortie du joueur du terrain pour le soigner. Dans les 9 autres cas, l’état de commotion n’est pas perceptible et les joueurs continuent de jouer. De fait, un joueur peut subir plusieurs traumatismes dans un même match. La répétition de commotions rapprochées peut entraîner de lourdes séquelles et le développement prématuré de maladies neurodégénératives, comme Parkinson ou Alzheimer. En revanche, les commotions isolées et correctement soignées ne présentent pas de risque pour la santé. La technologie n'ne peut empêcher les commotions. Mais elle surveille les chocs et permet aux médecins d’intervenir immédiatement pour préserver la santé du joueur.

Enregistrer et analyser les chocs continuellement.

Tout joueur en situation de développer une commotion doit arrêter de jouer immédiatement et être examiné par un spécialiste. Pour cela les joueurs sont équipés de capteurs fixés sur le crâne. Une commotion survient lorsque le cerveau s'écrase contre les parois du crâne lors d'un choc à la tête. En mesurant les chocs au niveau du crâne on peut interpréter les dégâts subis par le cerveau. Pour que cette interprétation soit pertinente, il s'agit de confronter les données reçues par les capteurs à la physiologie du joueur et à ses antécédents. Les capteurs doivent être légers, adhérents, souples, résistants aux chocs et aux frottements. Ils ne doivent occasionner aucune forme de gêne pour les joueurs. Avec suffisamment d'autonomie pour tenir au moins 40 minutes (une mi-temps de match), ils envoient continuellement les mesures sur la position, la rotation, la vitesse de déplacement et les vibrations du crâne. Avec suffisamment d'autonomie pour tenir au moins une mi-temps.

Échanges instantanés entre les différents acteurs, et prises de décisions.

Avec Brainguard, la technologie intervient en complémentarité de l’homme. La technologie ne vient pas remplacer la clinique, elle n’est pas capable de diagnostiquer une commotion cérébrale à la place d'un humain. C'est pour cela que les données reçues au cours d'un match sont interprétées par les médecins et selon leur appréciation d'experts, ils peuvent indiquer à l'arbitre le joueur qui semble un risque. L'arbitre est le seul à pouvoir arrêter le jeu. C'est lui qui prendra la décision de faire sortir un joueur, il agira avec l'appui des médecins. En tant que seul acteur neutre sur le terrain, il pourra apporter sa propre interprétation en se rapprochant lui même du joueur pendant le jeu.

L'argument technique doit accorder tout le monde sur les décisions médicales.

Aujourd'hui il appartient à chaque équipe de prendre ses responsabilités pour protéger son effectif. Il y a beaucoup de controverses autour de clubs qui peuvent négliger la santé de leurs joueurs au profit d'une victoire. Brainguard utilise les données techniques pour mettre tout le monde sur un même pied d’égalité. Les médecins de chaque clubs s'appuient tous sur la même technologie pour établir un jugement. Bien que cette technologie évolue constamment et ne constitue pas un diagnostic à part entière, elle est utilisée et s'applique à tout le monde de la même façon. En cas de conflit, c'est un argument technique qui pourra être consulté par un parti neutre et qui ne pourra être remis en cause.

Big data et dossier médical personnel et virtuel.

Chaque seconde de jeu effectif pour un joueur doit être mesurée et enregistrée. Pour chaque match et si besoin lors des séances d'entrainement. Toutes les informations que reçoivent les médecins pendant un match sont stockées dans une base de données. Chaque joueur y détient un répertoire et toutes les données qui le concernent sont enregistrées dans son dossier personnel. Ce dossier est garant des informations concernant les blessures et les soins du joueur. Il suit le joueur du début à la fin de sa carrière professionnelle et d'un club à l'autre. Lorsqu'un joueur développe une commotion, le neurologue qui le prendra en charge aura accès à toutes ces données sur les chocs qu'il a subi (comment sont-ils survenus, quand, comment ont-ils été pris en charge et comment l'organisme a-t-il récupéré) pour établir un diagnostic précis et prescrire des soins adaptés.

Collaborer et multiplier les échanges pour progresser plus vite.

La commotion cérébrale est une pathologie complexe, et comme tout ce qui touche au cerveau, la médecine exprime parfois des difficultés à comprendre ses fonctionnements. Pour que le dispositif de détection soit optimal, les échanges entre les professionnels du monde technique et médical doivent être nombreux et fréquents. Il faut progresser rapidement sur l'efficacité des capteurs et l'interprétation des données. Il faut surveiller la technologie pour s'assurer de la pertinence des informations qu'elle fournit. C'est un outil conçu par des ingénieurs, pour être utilisé par des médecins. L'objectif de l'équipe technique est de livrer des appareils capables d'observer ce qui est nécessaire aux médecins. Les ingénieurs sont à l'écoute pour s'adapter aux besoins des neurologues. Ils travaillent ensemble pour trouver des solutions et obtenir des données de plus en plus pertinentes.

Plateforme d'échange pour les professionnels et mise en commun des connaissances.

Internet permet à la fois de centraliser toutes les connaissances au même endroit, mais aussi de les rendre accessibles à n'importe qui. La plateforme d'échanges connecte ensemble tous les spécialistes et professionnels, ingénieurs et médecins, pour que chacun puisse contribuer aux solutions. Chacun peut bénéficier du savoir et de l'expérience des autres pour expérimenter et progresser. La mise en commun des travaux et recherches accélère le progrès. La finalité est la même pour tout le monde : monitorer l'organisme des joueurs pour prévenir de graves problèmes de santé. Dans ce dispositif, les joueurs peuvent choisir de rendre leurs données accessibles ou privées, pour aider les spécialistes à échanger depuis cette plateforme semi publique. Celle-ci est sécurisée et seuls les professionnels authentifiés y ont accès.

Intelligence artificielle, vecteur d'accélération.

Le machine learning est utilisé pour recouper automatiquement toutes les données recueillies sur les différents facteurs, que ce soit au niveau du cerveau du joueur mais aussi sur ses performances physiques ou ses antécédents médicaux. La technologie Brainguard est non invasive, rien n'est introduit dans le corps pour réparer ou soigner. C'est uniquement de la surveillance et de l'analyse pour anticiper les blessures : mieux vaut prévenir que guérir. Le programme d’intelligence artificielle est là pour accélérer les calculs et les raisonnements sur les données reçues, pendant que les médecins et les ingénieurs améliorent les capteurs et les questions de monitoring. L'IA apporte une dimension de recherche supplémentaire au projet. Ce système est voué à évoluer constamment et à être amélioré, en fonction des avancées du projet. Il doit s'adapter aux observations et à toutes formes de progression.

Extension et avenir pour Brainguard.

Le projet se développe et s'étend à d'autres disciplines, d'autres sports qui présentent des dangers pour le cerveau des sportifs : Football Américain, Boxe, Hockey sur glace, Basket, etc. Les femmes et les enfants sont plus sensibles au développement de commotions cérébrales, aussi la solution doit s'adapter à leur physiologie. Tout sportif doit pouvoir bénéficier d'une surveillance de ce type. Aussi, Brainguard va également concerner les clubs de sports amateurs. Enfin, au-delà du sport, les métiers à risques d'une manière générale, seront aussi couverts par la solution : ouvrier du bâtiment, pompier, policier, militaire, etc. Le cerveau n'est qu'une porte d'entrée vers un monitoring global du corps qui regroupera, à terme, tous types de capteurs pour anticiper des blessures de natures diverses : les lésions musculaires, les fractures osseuses, la fragilisation des tendons, les accidents cardiaques etc.